Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven

Saint Nicolas
de Myre (IVème siècle)






Biographie :
Né à Patare/Patara (Lycie) en 280, Nicolas devint évêque de Myre/Myra (aujourd'hui Demre), où il mourut entre 345 et 352.












Évêque, s’étant vivement opposé à un autre évêque, hérétique, lors d'un concile il fut giflé, dépouillé de ses ornements sacrés et emprisonné par celui-ci et ses partisans (on est alors sous Dioclétien).
Mais le Christ et la Vierge Marie lui apparurent pour lui rendre la liberté et sa dignité épiscopale, le confirmant ainsi dans la vraie foi, et faisant triompher cette dernière au concile.

Saint Nicolas est très vénéré en Orient comme en Occident: cette représentation du saint est de facture latine.
(Porte extérieure d'un triptyque portable de la fin des années 1250; Monastère Sainte-Catherine, Sinaï)
(Comparer aux icônes typologiques commentées plus bas) ->

Les reliques du saint, populaire en Europe comme dans le monde grec et slave (l'extraordinaire popularité de ce saint est due à sa grande et généreuse bonté), furent emportées de Myre à Bari par des marins natifs de cette ville en 1087, puis disputées entre Bari et Bénévent.
Cet aventureux voyage par mer et ses motifs (vendre les reliques, pratique alors fort courante ? les sauver des Turcs ?) firent l’objet d'au moins quatre versions littéraires, tout comme sa vie.

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Ses reliques furent en effet volées par des marins et transportées dans leur ville de Bari (Italie), où il fut appelé "Nabulione" (... d'où le prénom "Napoléon"!). Le bateau transportant ses reliques ayant essuyé une terrible tempête, les marins auraient alors fait le vœu de ne pas vendre les reliques (pratique alors très fréquente) comme ils en avaient l'intention, mais de les apporter dans leur ville et de les y offrir à l'Eglise locale. Aussitôt, la tempête se calma...
Saint Nicolas est alors devenu le saint patron des marins.

La légende rapporte qu'en même temps que les saintes reliques, les marins transportaient une huile "magique", qu'ils s'étaient aussi procurée en Asie Mineure et comptaient également revendre à bon prix; saint Nicolas leur serait apparu vivant, et les aurait contraints à jeter l'huile à la mer - leur faisant faire la différence entre superstition (l'huile) et foi (ses reliques)! L'huile jetée, la tempête se serait calmée.

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<- Saint Nicolas avec des scènes de sa vie - vers 1490, Russie du Nord -
Ikonen-Museum, Recklinghausen.
(comparer à une icône du même type commentée plus bas).

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On rapporte qu'il sauva des jeunes filles (la Légende Dorée précise qu'elles étaient trois) dont le père, ruiné, ne pouvait pas payer les dots; elles étaient pratiquement de ce fait condamnées, tôt ou tard, à la prostitution dans une société
- où le mariage se faisait en fonction de la dot,
- et où une femme (considérée comme mineure sa vie durant) ne pouvait vivre sans un père, un frère, ou un mari.
Il serait donc passé une nuit de terrasse en terrasse jusqu'à celle de la maison, et aurait jeté trois bourses pleines de pièces d'or à l'intérieur de l'habitation par l'ouverture de la terrasse... Les trois sœurs étaient sauvées!
Saint Nicolas est alors devenu le saint patron des jeunes filles sans dot.

La légende, en arrivant en Europe, a "traduit" ce fait très plausible de façon bien plus "miraculeuse": saint Nicolas aurait volé au-dessus de la maison, et jeté les bourses par la cheminée... Tiens, tiens, cela ne vous rappelle-t-il rien?... Un vieillard barbu, qui passe par les toits, et envoie des cadeaux par la cheminée...*
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On rapporte aussi qu'un père très pauvre avait vendu ses très jeunes enfants (la Légende Dorée précise cette fois encore qu'ils étaient trois) comme esclaves à un boucher. Saint Nicolas les auraient rachetés (beaucoup plus cher: le boucher ne voulait pas y perdre!), les aurait rendus aux parents et aurait veillé toute leur vie sur eux, payant en particulier leurs études jusqu'à leur établissement dans la vie adulte.
Saint Nicolas est alors devenu
le saint patron des jeunes enfants et des écoliers.

La légende, là encore, a rendu les faits bien plus "miraculeux": le boucher aurait tué les petits, et aurait mis leur chair au saloir. Saint Nicolas, venu chez le boucher, et ayant pressenti le drame, aurait demandé de la viande au boucher, et aurait ressuscité les enfants...


Gravure (fin du XIXème siècle) représentant saint Nicolas sauvant de jeunes enfants du saloir (ici, ils sont quatre). ->

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Saint Nicolas,
tel qu'on me l'a raconté dans ma petite enfance!

(Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, 1950)

        Saint Nicolas de Patare, en Lycie, fut le fruit des prières de ses pieux parents. Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner. Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : "Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ." [...]

         Après un pèlerinage aux Lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs qu'il voulait éviter avec tant de soin ; mais à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder. Dès lors il s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau.
Il ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la Sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la terre dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait. Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes ; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales.

        Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

        Peu de Saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours. Il est surtout légendaire entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce. On l'honore comme le patron des écoliers.



Timbre édité en 1951
à l'occasion de la "Journée nationale de l'imagerie française":
Saint Nicolas, et les trois enfants dans le saloir (représenté par un tonneau, à gauche) ->




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Icônes typologiques

Fêtes :
- Dies natalis (jour de naissance) le 6 décembre,
- Translation des reliques à Bari : le 9 mai,
- Commémoration hebdomadaire : le jeudi.

Texte :
« Les saints sont les vivants et les vivants sont les saints. »

Titre :
Thaumaturge (= qui accomplit des miracles).
C’est l’un des saints thaumaturges les plus vénérés aussi bien en Europe que dans l’Orient chrétien.
En Russie, il n’y a pas une ville qui n’ait une église consacrée à son nom, ni une maison où ne figure son icône.

Sources :
Irénée de Lyon ; Origène ; Polycarpe de Smyrne ; Eusèbe de Césarée ; Simon le Métaphraste.



 Saint Nicolas de Myre avec des saints
– XIIIème siècle – Saint-Pétersbourg, Musée russe.
Dans les médaillons, des saints locaux en bustes, invoquant son intercession.

 
Iconographie :

Front large et haut, barbe courte et grisonnante, omophorion(1) épiscopal, bénissant – généralement « à la grecque » (2) – et tenant de la main gauche, recouverte en signe de respect, un évangile fermé.

Dans les icônes le représentant à mi-corps (comme ci-dessus) il est figuré en vêtements épiscopaux, avec l’omophorion orné de croix, bénissant de la main droite et tenant un évangéliaire de l’autre main.
Son haut front sillonné de rides, ses grands yeux au regard concentré, ses épais sourcils, sa barbe courte, son expression ferme, font de Nicolas, plus qu’un thaumaturge, le défenseur de la foi chrétienne contre l’hérésie.

Après les premières icônes byzantines des X-XIIIèmes siècles, le cycle des scènes de sa vie s’enrichit en Russie de nouveaux épisodes situés dans ce pays – comme le sauvetage d’un enfant tombé dans les eaux du Dniepr.
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(1) Omophorion : Longue étole ornée de croix ; elle se termine par trois bandes qui symbolisent les trois ordres: diaconal, sacerdotal et épiscopal.
Croisée sur la poitrine, elle est repliée sur le bras gauche.
(2) Bénédiction selon le rite grec : en faisant apparaître dans ce geste les lettres IC (iota et sigma, pour IHCOYC, Jésus) - XC (khi et sigma, pour XPICTOC, Christ). L'index dressé dessine le I, le majeur recourbé dessine un C; le pouce et l'annulaire, légèrement croisés dessinent le X, l'auriculaire courbé dessine un C: la bénédiction est donc le signe christique par excellence.






<- Jacques de Jérusalem, Nicolas de Myre et Ignace d’Antioche – Fin du XVème siècle, provenant du monastère de Mouron, lac Onéga – Saint-Pétersbourg, Musée russe.
Nicolas de Myra se distingue des deux évêques de Jérusalem et d’Antioche par sa barbe courte, son blanc orné de croix grecques noires et blanches alternées, et la couleur rouge des croix de son omophorion.









Saint Nicolas Thaumaturge avec des scènes de sa vie
– 1540 – Musée de Vologda ->

Dans les compartiments supérieurs, de gauche à droite :
Naissance de Nicolas; son instruction; Nicolas est ordonné diacre; il est consacré évêque; il achète un tapis à un pauvre et en fait cadeau à la femme du pauvre.
 
Dans les compartiments latéraux, de gauche à droite et de haut en bas :
Nicolas apparaît à l’empereur Constantin; il apparaît à l’éparque Eulalius et lui demande la libération de trois enfants injustement accusés ; il apparaît aux trois jeunes prisonniers et les réconforte; il réussit à empêcher leur exécution ; il sauve le petit Demetrius des eaux du Dniepr, sur un bateau, il apaise la tempête, il délivre un adolescent possédé du démon, Demetrius s’agenouille devant le tabernacle.
 
Dans les compartiments inférieurs, de gauche à droite :
Nicolas libère un prisonnier des Sarrasins, il le remet à ses parents, il délivre un possédé du démon, il est mis au tombeau, la translation de ses reliques.
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* De Saint Nicolas au "père Noël"

en cinq étapes,
en passant par les USA et Coca-Cola !...


1 • Représenté coiffé d'une mitre, vêtu en évêque avec sa crosse à la main, il est fêté le 6 décembre, anniversaire de sa mort.
Depuis le Moyen-Age, et aujourd'hui encore dans de nombreux pays et régions (ainsi, dans l'est de la France: Saint Nicolas est le saint patron de la Lorraine) et dans de nombreuses familles, les enfants - dont saint Nicolas est devenu le Saint Patron et le protecteur - reçoivent  ce jour-là des cadeaux, en souvenir de la générosité du saint évêque.

(Dans d'autres pays, les enfants reçoivent des cadeaux à l'Epiphanie, le jour où les "rois" ont apporté des présents à l'Enfant-Dieu).


2 • Au XVIIème siècle, SinterKlaas ("Saint Nicolas" en néerlandais) débarque en Amérique avec les colons des Pays-Bas dans la colonie de Nieuw Amsterdam (la future New-York).
Il porte sur ses vêtements d'évêque un long manteau de fourrure, et est parfois accompagné d'un âne, portant les cadeaux destinés aux enfants.


3 • Sa légende se propage dans tout le pays, et son nom se transforme en Santa Claus. Il est alors encore assez semblable au Saint Nicolas du vieux continent.


4 • Puis, au XIXème siècle, on a voulu désacraliser cette fête en même temps que celle de Noël; on a alors modifié la représentation initiale de Saint Nicolas:
on lui a retiré sa mitre et sa crosse d'évêque,
on l'a vêtu à la façon des lutins (le plus souvent en vert),
on lui fait pousser une longue barbe blanche...
et tout va alors très vite:
- Irving en 1809 fait de Santa Claus un homme volant qui distribue ses présents par les airs.
- En 1821, Clément Clark Moore dans un conte de Noël décrit un Santa Claus dodu et jovial. Il remplace l'âne de saint Nicolas par huit rennes et un traîneau. Ce conte sera publié, puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier en septembre 1823.
- Thomas Nas, illustrateur et caricaturiste au Harper's Illustrated Weekly a croqué Santa Claus pendant près de 30 ans, depuis sa première illustration en 1860. En 1885, il établit même la "résidence officielle du Père Noël" au pôle Nord...

Et peu à peu ce nouveau personnage s'est substitué au bon saint...

... Puis au "Petit Jésus", qui ailleurs était censé apporter des cadeaux aux enfants le jour de Noël (pour fêter avec eux son "anniversaire"?... Cette idée de Noël était déjà passablement éloignée du véritable sens de la fête: "C'est Noël chaque jour, car Noël, c'est le Christ avec nous!"). 


5 • Et, aux USA toujours, une firme alors toute nouvelle a voulu faire une campagne publicitaire au moment de la Saint-Nicolas et de Noël... Cette société, c'était Coca-Cola...
Sous les crayons de Haddon Sundblom, Santa Claus prend un ventre encore plus rebondi... Il porte une tunique, un pantalon et un bonnetdésormais rouges bordés de fourrure blanche: on a donc vêtu celui qui de "Santa-Claus" était déjà devenu "Father Christmas" (le "Père Noël"), aux couleurs de la marque...

Le "Père Noël" n'est donc, finalement,
qu'une image publicitaire moderne
qui n'a rien de "traditionnel"!...

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Et c'est ainsi que l'on ment tous les ans à des millions d'enfants, en leur racontant des balivernes auxquelles ils font semblant de croire:
"On ne sait jamais, si je dis à mes parents que je n'y crois plus, peut-être qu'ils ne m'offriront plus les cadeaux que je demande; peut-être diront-ils: 'puisque tu sais que c'est nous qui payons, tu peux comprendre que nous ne pouvons pas acheter tout ce que tu demandes'... Alors, je fais semblant d'y croire, ainsi, ils se sentent obligés d'acheter: le "père Noël" n'a pas de problèmes avec la crise, lui...".


Allons, parents chrétiens, un peu de courage: assumez Noël!

- Noël, ce n'est pas un "jour de cadeaux", c'est le jour du plus beau cadeau qu'on puisse imaginer: Dieu s'incarne, il vient partager notre vie quotidienne!

- Noël, ce peut être un jour de partage: pourquoi ne pas offrir un peu de notre superflu à ceux qui n'ont pas le nécessaire? On en est beaucoup plus heureux que lorsqu'on reçoit tant de cadeaux qu'on ne sait plus qu'en faire!

- Noël, c'est un jour qu'on prépare... en préparant son cœur: pourquoi ne pas fabriquer un "vrai" calendrier de l'Avent, sur lequel on colle, dessine, etc. l'image de la bonne action que l'on a faite "pour Dieu et pour autrui", ou sur lequel on déplace un enfant qui approche chaque soir de la Crèche, en fonction des efforts de la journée - après la prière familiale, par exemple?
N'est-ce pas plus porteur de sens que d'ouvrir une "fenêtre" pour y découvrir une friandise (qui plus est, le plus souvent, de bien piètre qualité!) que l'on va dévorer - alors qu'en Orient petits et grands jeûnent encore en Avent comme en Carême, et partagent le fruit de ce jeûne avec les plus démunis le jour de Noël?

- Noël, ce n'est de toute façon pas un jour de "grande bouffe": une soupe avant d'aller à la messe de minuit, une friandise (chaude!) en en revenant; l'essentiel, c'est la Messe, pas le réveillon!

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En revanche, la Saint-Nicolas (tout comme l'Epiphanie)
peut être un merveilleux jour de fête pour les enfants...
avec quelques cadeaux!
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Et pensez qu'en offrant (vous-mêmes!) quelques cadeaux à vos enfants à la Saint-Nicolas ou à l'Epiphanie, et en leur expliquant pourquoi vous le faites,

  • vous redonnerez son vrai sens à Noël;
  • vous vous éviterez de devoir avouer à vos enfants que vous leur avez mentipendant des années en leur racontant les "histoires du père Noël"...


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Et après ce "cri du coeur", une anecdote:

Quand on arrive à Demre/Myra, on voit d'immenses panneaux, en turc, en anglais, en allemand, en français: "MYRA, LA VILLE DU PERE NOEL!"

Et, partout, des boutiques et éventaires pleins à craquer de pères Noël de toutes tailles et toutes matières...
qui ressemblent d'ailleurs en général davantage au Santa Claus américain qu'au "Père Noël" européen...
qui clignotent, qui bougent la tête, qui roulent les yeux, qui chantent (pas forcément des chants de Noël, d'ailleurs!), qui dansent...

Mais de trace de saint Nicolas, point...
de son église-cathédrale, point...

Aucune trace non plus dans les dépliants-guides touristiques de la ville...

Les guides qui la font visiter n'ont jamais entendu parler de saint Nicolas, ni même de sa "Légende dorée"...
Les touristes qui la visitent guère plus - en tout cas ils ignorent qu'il a vraiment existé, que c'était un évêque dont c'était le diocèse (pour la plupart, ils ignorent que la Turquie d'Asie a été christianisée bien avant l'Europe)!

Et lorsque - un peu agacée par ce déferlement de "pères Noël" dans un pays officiellement laïc, mais passablement islamisé - je n'ai pu me retenir de prendre la parole, et de raconter saint Nicolas de Myra à notre guide, et au groupe (sportif et culturel, mais pas forcément croyant: nous participions à une sorte "rallye culturel et archéologique à la voile" tout au long de la côte sud de la Turquie) dont nous faisions partie... j'ai reçu
- un immense "merci!" de notre guide (musulman) qui m'a dit: "Enfin une chrétienne qui connaît sa religion et qui n'a pas peur de la dire... Si vous étiez tous comme cela, vous auriez sans doute moins de problèmes avec les islamistes... et nous aussi, d'ailleurs!"...
- et bien des marques de surprises et de gratitude des membres du groupe, ravis "d'avoir appris quelque chose"!...

PS - En cherchant bien, avec l'aide de notre guide, j'ai fini par trouver à Demre/Myra une toute petite mais très belle icône de saint Nicolas, dans une vieille échoppe d'antiquités!...

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