Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven


Qui je suis...



Mes attaches.

• Née à Paris le 28 avril 1951, de parents (père parisien d'origine bretonne, mère bourguignonne - tous deux issus de très vieilles familles) qui se sont connus... dans la Résistance;
- mariée à Patrick depuis le 16 décembre 1972;
- mère de Benoît depuis le 22 décembre 1974;
- grand'mère d'Yves depuis le 1er octobre 2007;
- j'ai vécu à Paris - avec de nombreux séjours à l'étranger - jusqu'en 1967; puis à Fontenay-sous-Bois, en banlieue limitrophe de Paris; et nous avons déménagé à la fin de novembre 2011, afin d'habiter non plus un appartement, mais une maison, plus accessible (je suis en effet invalide depuis 1997), à Cœuilly - Champigny-sur-Marne (un peu plus loin de Paris que Fontenay, mais toujours dans le même département).

• Notre paroisse "de cœur" reste Sainte-Marguerite, à Fontenay-sous-Bois - puisque nous nous y sommes rencontrés et mariés, Patrick et moi; Benoît y a été baptisé; et ma mère y pratique toujours, lorsqu'elle ne passe pas le week-end avec nous.
- Mais désormais, nous pratiquons à Notre-Dame du Sacré-Cœur, ou à Saint Jean XXIII - paroisse fort vivante et chaleureuse, qui nous rappelle nos paroisses africaines!
- Et dans l'une des paroisses de l'Ile d'Oléron, où nous avons une maison de bord de mer - ou à Sablonceaux (Communauté du Chemin Neuf).

• Et puis, autant que nous le pouvons, nous séjournons au Liban...
- où notre fils Benoît a rencontré et épousé (au sanctuaire de Notre-Dame du Liban, à Harissa) notre merveilleuse bru Hanane;
- où ils vivent (ainsi que toute la superbe famille de notre bru) avec Yves, notre petit-fils chéri - qui a été baptisé, à quinze jours, selon le rite Maronite - rite catholique romain oriental qui accorde une très grande importance à la beauté de la Liturgie:
- hymnes et chants (certains encore en araméen/syriaque, langue du Christ et des premiers chrétiens),
- Lectures (textes et homélies patristiques),
- et gestes symboliques (encensement par exemple).

N'oublions pas que, si - pour des raisons historiques - l’Église catholique romaine (= qui reconnaît l'autorité papale de l'évêque de Rome) est surtout pensée en Occident comme latine,
il existe aussi de nombreuses Églises catholiques romaines dont la Tradition et les rites sont cependant orientaux.
Nos frères orientaux (voir en particulier les Evangiles, puis les Actes des Apôtres) de pays tels que
la Palestine, le Liban, la Syrie, puis l'Iraq...
sont les tout premiers chrétiens - christianisés, donc, bien avant "nous"! - puisque le Christ a vécu parmi eux, a vu leurs paysages, a marché sur leurs chemins!...

• Si
la France est notre patrie,
le Liban notre "autre patrie", notre "pays de cœur",
j'ai également été très marquée par les très nombreux séjours que j'ai eu la chance de pouvoir effectuer sur tous les continents - en particulier l'Afrique
- lors de (et pour) mes études;
- grâce aux activités professionnelles de mon père d'abord,
- puis aux miennes, et à celles de mon mari;
- ainsi que lors de nos voyages et séjours, caritatifs ou d'agrément.

Passionnée par les langues...
je le suis bien entendu avant tout par ceux qui les parlent!

Partout où j'ai voyagé, je me suis donc efforcée de communiquer et de partager au maximum avec mes frères, les "gens du pays"...

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Mes attaches spirituelles.


• Durant mon adolescence (particulièrement durant mes études supérieures), j'ai vécu la "grande aventure" de Taizé.

• Je suis très profondément marquée par la spiritualité bénédictine (je me reporte souvent pour les présentations des Messes dominicales au Missel de l'Assemblée Dominicale, des Publications de l'Abbaye Saint-André de Clerlande - cliquer ici, ou lien à cette page).

• Je suis par ailleurs très marquée par la fréquentation des "nouvelles Communautés": Verbe de Vie, Chemin Neuf (Saint-Louis de Vincennes; Sablonceaux), Béatitudes, Emmanuel - et plus généralement par le vaste mouvement du Renouveau charismatique.

La fondation à la Toussaint 1975 des Fraternités Monastiques de Jérusalem par le F. Pierre-Marie Delfieux a par ailleurs marqué une étape dans ma vie: avec elles, j'ai appris que l'on pouvait vivre
le charisme monastique fondamental de vie fraternelle, de prière, de travail et d’accueil
«au cœur des villes», «au cœur du monde»,
tout en cherchant à demeurer toujours «au cœur de Dieu».
Ce charisme met particulièrement l’accent sur la beauté de la Liturgie,
oasis de paix où chacun peut venir se ressourcer, le soir, au matin ou à midi, et se reposer en Dieu du rythme harassant de la cité (à Paris, à l'église Saint-Gervais).

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Mes études
et mes activités,  professionnelles et bénévoles.


• Après avoir passé un "bac" A' (Matières littéraires + Matières scientifiques), j'ai suivi des études supérieures en parallèle à la "Catho" (Institut Catholique) de Paris et à la Sorbonne, en Lettres Classiques; j'ai également eu la chance d'avoir fait partie de la première promotion de laïcs autorisés à suivre un cursus de Théologie à la Catho.

Ma spécialisation:
Les anthropomorphismes de Dieu dans la Bible
et dans quelques langues modernes
(français, anglais, allemand, italien principalement),
du Moyen-Age à nos jours.
Donc un travail pluri-disciplinaire: Lettres Classiques, Linguistique comparée, et Histoire de l'Antiquité Tardive.

Quelques-uns de mes maîtres bien-aimés et respectés
- lors de mes études universitaires: H.-I. Marrou, M. Harl, P. Pierrard, A. Mandouze, Ch. Mohrmann, F. van der Meer, J. Fontaine, A. Lanavère, P. Grelot...
- et post-universitaires:
M. Carrez, D. Sesboüé, X.-L. Dufour... pour la théologie;
P. Marguerat, J. Gabel et Ch. Wheeler (Ohio State University), A. York (University of Cincinnati)... pour l'étude littéraire de la Bible;
- et celui qui a révolutionné mon approche des Textes bibliques: R. Meynet (voir à la page des liens, la Société internationale pour l'étude de la Rhétorique Biblique et Sémitique - RBS).


• J'ai eu le bonheur
- d'enseigner (ma profession) les Lettres Classiques - en Collège, Lycée et Classes "prépa";
- d'enseigner et de donner des conférences - études bibliques principalement - dans le Supérieur;
- de travailler (entre autres!) pour l'École Biblique de Jérusalem et les Dominicains de Toulouse (avec en particulier la mise en ligne d'enseignements),
jusqu'à ma mise en "longue maladie", en 1997, puis en invalidité, en 2000.

• Depuis lors, je continue de donner "physiquement" enseignements, conférences et articles de façon ponctuelle (lorsque mon état physique me le permet!) et dans divers contextes (universitaire, ecclésial, œcuménique, interreligieux).
Dernier article paru: "Les récits de création dans le Proche-Orient Ancien", dans Sources Vives, la revue des Fraternités Monastiques de Jérusalem; cet article est un condensé, obligé par le format de la revue, d'une conférence que j'ai donnée dans différents cadres.
Je continue aussi, toujours ponctuellement, de donner des formations pour des groupes de laïcs et/ou de religieux.

• J'ai toujours la joie, grâce à Internet,
- de pouvoir collaborer (de façon bénévole) à l'exceptionnel travail de "Biblindex" (voir à la page des liens, l'Institut des Sources Chrétiennes),
- d'"encadrer" un certain nombre d'étudiants, de jeunes séminaristes et de prêtres dans leurs Études supérieures.

• Et je viens de publier, aux Éditions du Centurion, mon premier ouvrage "grand public":
Paroles de Dieu pour les épouses.
La collection "Paroles de Dieu" a pour vocation de permettre à des lecteurs, croyants ou non, de découvrir que Dieu leur parle aujourd'hui - qu'ils peuvent être rejoints personnellement, quelle que soit leur situation, par sa Parole.

• En outre, j'ai été et suis encore, dans divers cadres (communautés religieuses et paroisses), en charge du
"secrétariat liturgique".
Soit,
pour chaque Messe, plusieurs étapes:
- "documentation" :
étude et présentation des Lectures & Oraisons - pour en dégager la "thématique scripturaire" du jour;
préparation des monitions;
recherche d'Ordinaires, de prières, chants et mises en œuvre adaptés à la thématique,
et compilation de ceux proposés par différents sites & revues dédiés,
avec vérification de leur pertinence, tant liturgique que théologique et canonique;
élaboration d'invocations pour la Préparation pénitentielle, d'intentions pour la Prière universelle, de prières d'Actions de Grâce, etc.
- élaboration, avec les équipes d'animation, de propositions de mise en œuvre;
- validation par les prêtres, de ces propositions;
- élaboration des "documents d'animation":
de la feuille d'assemblée (dite aussi "feuille de Messe", ou encore "feuille de chant");
du déroulement, pour le prêtre-président et les différents intervenants (animation, chorale, etc.);
- mise à disposition des animateurs des partitions;
et aussi tout le travail "général" de documentation: recherche et mise à disposition de textes ecclésiaux, patristiques, ...

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De ces activités... à ce site.



Catholique pratiquante (et engagée, tant que j'ai été "fiable" physiquement - en particulier dans divers mouvements œcuméniques et inter-religieux - y compris au niveau de notre évêché), j'ai souvent eu l'occasion d'intervenir pour lire, préparer, présenter les Textes des Messes.


Des fidèles, mais également des lecteurs de mes articles et des auditeurs de mes conférence - connaissant par ailleurs ma très longue et assidue (!) pratique de l'informatique - m'ont demandé pourquoi je ne publiais pas mes interventions sur "la toile"...

Je n'avais guère de réponse à leur fournir...


Et puis je suis "tombée" sur ce texte, qui m'a finalement décidée à me "lancer":

« Les Pères du concile Vatican II ont largement semé la parole de Dieu dans la nouvelle liturgie [1]. Pourtant, je reste étonné de constater le peu de fruits que produisent ces lectures, dimanche après dimanche, dans la vie chrétienne de ceux qui les entendent. La Parole serait-elle devenue stérile ? L’Esprit Saint aurait-il perdu sa puissance d’inspiration ?
Certes non, mais trop souvent ces lectures – déjà très brèves – sont faites sans préparation [2], sur des petits livrets inadaptés, et l’homélie se limite à l’évangile ou même… parle d’autre chose [3]. Que reste-t-il de ces paroles vivantes, dans la tête et dans le cœur des fidèles qui se dispersent après la messe ? Quelle nourriture, quel réconfort, quelle lumière emporteront-ils pour la semaine à venir ?
Tous les fidèles, comme les lecteurs, comme les prédicateurs ont besoin de préparer ces lectures : il leur faut prendre un peu de temps pour les découvrir, les comprendre, les intérioriser. Au fil des dimanches, au fil des années, c’est toute une formation biblique qui devrait être ainsi dispensée : non pas seulement des repères et des connaissances, mais aussi et surtout des réflexes de lecture croyante, une certaine familiarité avec les images et les thèmes bibliques, une attitude d’écoute et d’accueil. Dieu nous a donné sa Parole, elle nous est adressée : à nous de la recevoir. La Bible est notre patrimoine, à nous de nous l’approprier. »
Père Philippe GRUSON,
(que j'ai eu la chance d'avoir comme aumônier de "pélé" de Chartres en 1970!)
du Service biblique Évangile et Vie.
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[1] Dans le rite dit "de saint Pie V" (datant de 1570), il y a seulement, durant l’ « avant-Messe », une épître lue à l’angle nord de l’autel, dit pour cela « côté  épître », et un évangile, lu à l’angle sud de l’autel, « côté évangile ». Puis, après l’homélie dite en chaire et le Credo, vient « la Messe des fidèles », s’ouvrant avec l’Offertoire.
Je me souviens que, dans mon missel de petite (et toute jeune) fille, figurait la mention : « Si l’on arrive, l’Offertoire commencé, on n’a pas entendu la Messe »… Autrement dit, l’écoute de la Parole était presque facultative…
Et l'on n'entendait jamais de Textes du Premier Testament.

Dans le rite dit "de Paul VI" (1965), après l’Ouverture de la Messe, et avant la Liturgie Eucharistique, prend place la Liturgie de la Parole, dite à l’ambon, et comportant une Première Lecture, tirée le plus souvent du Premier Testament – ou, lors de certains temps liturgiques comme celui de Pâques, des Actes des Apôtres ; un Psaume ; une Deuxième Lecture, tirée le plus souvent d’une Épître ou parfois de l’Apocalypse ; un Alleluia ; et l’Évangile, suivi de l’homélie, du Credo et de la Prière universelle.

[2] Dans nos paroisses « d’adoption » (celles dont notre Accompagnateur Spirituel a été prêtre ou curé, jusqu’à son retour au Père), j’avais organisé le service suivant :
j’invitais les lecteurs de la / des Messe(s) du dimanche suivant – et tous ceux qui le voulaient – à venir à la maison.
Là,
- après une prière commune d'invocation à l'Esprit Saint,
- je lisais,
- puis introduisais les Textes, à partir de l'hébreu ou du grec, sur lesquels
- nous échangions ensuite;
- puis nous travaillions "techniquement" (au magnétophone et par échanges d'idées) la lecture liturgique de ces Textes:
lecture ni trop rapide ni trop « théâtrale »,
respect de la ponctuation,
accentuation des mots ou segments importants,
prononciation des noms propres, etc.
- jusqu’à ce que les futurs lecteurs soient eux-mêmes satisfaits de l’écoute de leur propre lecture.

[3] Je n’aurai pas dans ce site l’outrecuidance de donner des conseils aux prédicateurs… même s’il m’est (fort volontiers!) arrivé de préparer des homélies pour des prêtres débordés !...

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Ce poème d'Eugène Guillevic exprime par ailleurs fort bien le rapport qu'entretiennent avec les mots tous ceux qui sont (comme je peux l'être à ma modeste façon!) amoureux du verbe... 


Les mots
Sont l’autre, aussi,  

D’être habités
Par des vivants  

Qui se les acclimatent
Avec respect.  

Ce ne sont pas des tombes…  

En somme,
Avec les mots,  

C’est comme avec les herbes,
Les chemins, les maisons, tout cela  

Que tu vois dans la plaine
Et que tu voudrais prendre.  

Il faut les laisser faire,
Par eux se laisser faire,  

Ne pas les bousculer, les contrarier,
Mais les apprivoiser en se faisant
Soi-même apprivoiser.  

Les laisser parler, mais,
Sans qu’ils se méfient,
Leur faire dire plus qu’ils ne veulent,
Qu’ils ne savent,  

De façon à recueillir le plus possible
De vieille sève en eux,  

De ce que l’usage du temps
A glissé en eux du concret.




(À cette page, "Mon florilège" de textes exprimant le rapport que j'essaie d'entretenir, tout aussi modestement, avec la Bible... et donc avec le Verbe!)

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