Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven

Du15 au 22 nissan


טסח 

Pessa’h
La Pâque




« Souviens-toi de la sortie d’Égypte »
 


 
1. Présentation de la fête:

La fête de טסח Pessa’h dure huit jours (sept en Israël) – pendant lesquels il est interdit de consommer tout aliment qui contiendrait du levain. On mange donc des pains azymes (Matsot) (Note 1).

Par une « lecture aux éclats », Pessa’h peut se lire Péh-sa’h, c'est-à-dire « la bouche qui parle ». C’est en effet une obligation à Pessa’h de raconter la Sortie d’Égypte et tout ce qui s’y rapporte.
Elle commence par un repas très particulier appelé le « Séder», selon un
« ordre » précis.

C’est, avec Chavouot (fête du Don de la Loi) et Soukkot (fête des « Cabanes », rappelant les quarante années passées dans le désert après la Sortie d’Égypte), une fête de pèlerinage (Note 2).

Elle tombe le 15 du mois de Nissan (donc généralement au mois d’avril; voir cette page).
Les deux premiers et les deux derniers jours sont des jours de fête (Yom Tov), et les jours intermédiaires des jours de mi-fête (ou Hol-hamoèd).

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Notes:

1. C’est pourquoi, dans le Christianisme, dans les récits de la Cène de Jésus, on parle souvent des jours « où l’on mange des pains sans levain » pour désigner cette période de la Pâque.

2. C’est pourquoi, dans les récits de la Semaine Sainte des Chrétiens, on fait si souvent allusion au "grand nombre" de personnes présentes à Jérusalem (Juifs de la Diaspora; prosélytes, גוים-païens convertis au Judaïsme; et « craignant-Dieu », גוים-païens sympathisants du Judaïsme ou en voie de conversion). D'où également le grand nombre de langues parlées par les apôtres et comprises par les témoins, lors de la Pentecôte chrétienne.
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2. Historique de la fête:

Pessa’h est à la fois une fête religieuse et agricole.

A l’origine, c’est une très ancienne fête de bergers (donc nomades), célébrant la fécondité du bétail. Au moment où les brebis mettent bas, on immole un agneau (Note 3) d’un an, et on marque de son sang les piquets des tentes pour se protéger des influences néfastes.
Israël, en en faisant la fête de la Sortie d’Égypte, l’a combinée avec la fête des Azymes ('Hag HaMatsoth), fête d’agriculteurs sédentaires, célébrant le printemps et la première récolte de l’orge. On immole l’agneau pascal, on mange sa viande rôtie, on marque les portes avec son sang en souvenir du « passage » de Dieu (le mot Pessa’h signifie « passer au-dessus », car Dieu est passé au-dessus des maisons de Hébreux lors de la dixième plaie d’Égypte) (Note 4). Au cours du repas, le père de famille fait mémoire de l’Exode, de la sortie d’Égypte après quarante années d’esclavage. Ce rituel est longuement décrit en Ex 12-13. La Pâque se célèbre en famille, mais l’agneau est d’abord immolé au Temple (si bien qu’aujourd’hui la Pâque se célèbre sans agneau). La Bible mentionne des fêtes de Pâque particulièrement solennelles sous Josué (Jos 5,10-12), sous Josias (2R 23,21-23 ; 2Ch 35,1-18) et au retour d’Exil (Esd 6,19-22).

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Notes:

3. D’où les nombreuses références dans le christianisme à Jésus comme « Agneau immolé » qui a racheté par son sang l’humanité pécheresse.

4. Le récit des plaies d'Égypte s’achève – en face de l’endurcissement du cœur de Pharaon (voir en cliquant ici ; Ex 4,21;7,3;9,12) – par la mort des premiers-nés d’Égypte, alors que les Hébreux sont protégés grâce au sang de l’agneau pascal dont ils ont marqué leurs portes :
וְעָבַר יְהוָה לִנְגֹּף אֶת־מִצְרַיִם וְרָאָה אֶת־הַדָּם עַל־הַמַּשְׁקֹוף וְעַל שְׁתֵּי הַמְּזוּזֹת
"Et YHWH-l'Éternel passera pour frapper l'Égypte, et il verra le sang sur le linteau, et sur les deux poteaux;
וּפָסַח יְהוָה עַל־הַפֶּתַח וְלֹא יִתֵּן הַמַּשְׁחִית לָבֹא אֶל־בָּתֵּיכֶם נְגֹּף׃  
Et YHWH-l'Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra point à l’exterminateur d'entrer dans vos maisons pour frapper".
On peut noter que ce passage distingue Dieu de l’« exterminateur », alors que dans la suite Dieu semble agir lui-même (Ex 12,29).
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3. Le rituel:

 
• Plusieurs obligations (Mitsvot) sont liées à la fête de Pessa’h:
La première est l’interdiction de consommer, de posséder, ou même de voir du ‘Hamets, c'est-à-dire tout aliment contenant du levain – et, par extension, tout aliment contenant de la farine de l’une des céréales suivantes : blé, orge, avoine, épeautre et seigle, car ce sont des céréales qui fermentent.

La deuxième obligation est la consommation de la Matsa, pain sans levain ou pain azyme (transcription du mot grec signifiant « sans levain »),
– symbole de la liberté, car c’est le pain que les Hébreux ont préparé la veille de la Sortie d'Égypte et qui n’a pas pu lever ;
- mais aussi pain de misère, car c’est le pain que consommaient les Hébreux esclaves en Égypte ;
et plus précisément de la Matsa Shémoura (« surveillée ») de Pessa'h, ainsi appelée car la farine utilisée pour sa fabrication a été attentivement surveillée depuis que le blé a été moissonné, afin d’éviter tout contact avec l’eau qui pourrait rendre la farine ‘hamets. Ces matsot, rondes, ont été façonnées à la main puis cuites sous stricte surveillance rabbinique, car le risque existe de les voir lever à ce moment.
 
La troisième obligation est la célébration du Séder de Pessa'h.




A cette obligation est lié le devoir de solidarité communautaire: on doit offrir aux familles démunies le nécessaire à la célébration de la fête,voire un peu plus! ->







Durant le Séder,
on raconte la Sortie d'Égypte,
en en lisant la Haggadah (Note 5),
<-
et en montrant sur le plat du Séder tous les symboles supports de cette narration (voir plus bas).














• Mais, avant d’arriver au Séder, de nombreuses étapes de préparation sont indispensables:
 
Bien avant la fête, il faut commencer à évacuer de la maison, de la voiture, du lieu de travail, tout ce qui contient du ‘Hamets et rendre casher (pur), tout ce qui touchera la nourriture pendant les jours de la fête - à part bien entendu les ustensiles et la vaisselle propres à cette fête; cette tradition est à l’origine, même chez les non-juifs, des grands nettoyages de printemps.
La purification du matériel de cuisine peut se faire, après un non-usage de vingt-quatre heure, par "Liboun" (action du feu - pour les ustensiles où l'on n'emploie que de la graisse comme moyen de cuisson, et les fours des réchauds) ou "Hagala" (action de l'eau bouillante - pour l'argenterie ou les casseroles).
 
Au soir du 13 Nissan, dès la tombée de la nuit, on fait la Bedikat ‘Hamets : on allume une bougie; on récite la bénédiction "Al Biour Hamets"; le Ba'al HaBayith, maître de maison, suivi de toute la famille, cherche minutieusement, à l'aide d'une plume, le ‘Hamets dans tous les coins. Ces morceaux de Hamets seront ramassés dans une petite pelle ou cuiller en bois recouverte d'un tissu, puis mis de côté dans une boîte ou un chiffon. 

<- Ensemble pour la Bedikat ‘Hamets: bougie, plume, spatule en bois, et livret de bénédiction.

La recherche se termine par une déclaration d'annulation, Bittoul Hamets (rédigée originellement en araméen).
(Le Hamets nécessaire au repas du soir et du lendemain matin sera soigneusement rangé pour éviter qu'il ne s'éparpille.)

Les morceaux de Hamets trouvés (malgré le "grand nettoyage": la maîtresse de maison s'applique à en dissimuler quelques-uns, afin de laisser à la famille la joie de les trouver - et éviter au maître de maison d'avoir prononcé une Berakha Levatala, "bénédiction non motivée"!) seront brûlés (jusqu'à ce qu'ils deviennent charbon; sinon, on peut en émietter les restes et les jeter au vent, dans un fleuve ou à la mer) le lendemain matin, lors de la cérémonie du Biour ‘Hamets. On réitère alors la déclaration d'annulation, légèrement modifiée.
Durant une heure, il est encore loisible - si l'on possède encore une quantité de Hamets importante - de la donner ou de la vendre à un גוי goy, ou encore de confier ce soin à un rabbin; après la fête, on peut racheter les produits vendus. Cette "vente-rachat" est généralement une façon (vente aux enchères par ex.) de faire un don aux œuvres de la communauté. 
La "vaisselle Hamets" sera soigneusement nettoyée et rangée dans un placard fermé.

Le 14 Nissan a lieu le Taanit Bekorôt, le jeûne des garçons premiers-nés en souvenir de la mort des premiers-nés d’Égypte. Mais tant que le garçon n’est pas religieusement majeur (s'il a moins de 13 ans), c’est son père qui jeûne à sa place.

Au repas de midi, ni pain ni Matsa (que l'on réserve pour la fête du soir); d'ailleurs les plus pieux confectionnent alors les Matsoth Shel Mitsva pour les deux Seder, du 14 et du 15 Nissan, avec du blé "gardé" spécialement dès la moisson (dans les autres cas, la surveillance commence au moulin).

Et le soir du 14 Nissan, on se réunit autour de la table sur laquelle trône le plat du Séder: 


LE SEDER, SOIRÉE PASCALE – LE PLAT DU SEDER.

Cette fête familiale par excellence s’appelle donc Séder, ce qui signifie « ordre » - car tout dans cette soirée suit un ordre extrêmement précis, énoncé dans un texte qui sera lu comme un véritable programme.

Ce texte, distribué à chaque participant, est la Haggadah (Note 5) de Pessa'h (un des « best-sellers » des livres juifs, qui a particulièrement inspiré de nombreux artistes).

Au milieu de la table est posé un grand plat, le plat du Séder, sur lequel se trouvent tous les éléments, éléments symboliques qui seront montrés, goûtés, et commentés tout au long de la soirée pascale. Le rôle de cette dernière est de mettre en scène des souvenirs-clefs de la Sortie d'Egypte, pour les vivre au plus profond de soi et faire en sorte d’avoir le sentiment réel de vivre un moment de libération.

Le Séder est une cérémonie où une place prépondérante est donnée au questionnement, en particulier celui de l’enfant.
Les questions concernent tous ces objets inattendus et ces comportements insolites : pourquoi mange-t-on de la Matsa ? pourquoi des herbes amères ? pourquoi doit-on manger et boire penché sur le côté gauche ?
Pour bien marquer cette importance de la question, de nombreuses phrases de la Haggadah commencent par « Ma » (« quoi ? » en hébreu).

C’est le cas du célèbre texte des quatre questions que les enfants attendent avec impatience le soir du Séder pour pouvoir le chanter à haute voix :
« Ma nichtana halaïla hatzé mikol haleïlot ? », « En quoi cette nuit [est-elle] différente de toutes les [autres] nuits ? », une des questions auxquelles la Haggadah s’efforce de répondre tout au long de la soirée:

1) Chebekhol haleilot eïn anou matbiline afilou pa'am e'hat, halaïla hatzé chetei pe'amim ?
2) Chebekhol haleilot anou okhlim 'hametz o matsa, halaïla hatzé koulo matsa?
3) Chebekhol haleilot anou okhlim che'ar yerakot, halaïla hatzé maror ?
4) Chebekhol haleilot anou okhlim beïn yochvine oubeïn messoubine, halaïla hatzé koulanou messoubine ?
(Chanté, à cette page)

Pourquoi est-ce que tous les autres soirs
1) nous n'avons pas l'obligation de tremper, même une fois; ce soir, nous trempons deux fois?
2) nous mangeons du pain levé ou du pain non levé; ce soir, seulement du pain non levé?
3) nous mangeons toutes sortes d'herbes; ce soir, seulement des herbes amères?
4) nous mangeons assis droit, ou accoudés; ce soir, accoudés seulement?


Le plat du Séder contient tous les symboles de la fête. On y trouve un os grillé ; un œuf dur ; une sorte de compote (Harossèt) ; des herbes amères (on utilise en général du raifort, mais on peut aussi se servir de romaine, de radis, de radis noir ou d’endives suivant les traditions) ; des herbes à feuilles (Karpass) : persil ou céleri ; et - à côté du plat - une coupe d’eau salée ; trois Matsot (voir photos).

La place de ces différents éléments varie selon les traditions.

1.                         L’os grillé (Zéroa) rappelle le sacrifice de l’agneau pascal le soir de la Sortie d'Egypte (voir note 4). Le sacrifice de cet agneau fut le premier signe de libération pour les Hébreux, l’agneau étant un animal divin pour les égyptiens : oser sacrifier un animal divin représentait, pour un peuple d’esclaves, un geste de courage énorme, et surtout de confiance absolue en Dieu.
2.                         L’œuf dur (Betsa) rappelle le sacrifice (Qorban 'Haguiga) que l’on apportait à chaque fête de pèlerinage. C’est aussi un symbole de deuil qui évoque la destruction du Temple de Jérusalem (il se trouve d'ailleurs que le premier jour de Pessa'h tombe le même jour de la semaine que TichaBeAv).
3.                         Le ‘Harossèt est une pâte faite de pommes écrasées mélangées à des noix, de la cannelle, du vin rouge et du gingembre, ou bien préparée à partir de dattes, de noix et de pommes - selon les communautés (mais le plus souvent on y trouve les fruits cités dans le Cantique des cantiques, pour rappeler l'amour du Bien-aimé et de la Sunamite, allégorie selon le Midrash de l'amour de YHWH et d'Israël); ressemblant au mortier (son nom est construit sur la même racine que `Heress, argile), il est prescrit pour rappeler les briques que les Hébreux devaient fabriquer pour construire les villes et monuments de Pharaon.
4.                         Le Maror, herbes amères, rappelle l’amertume de l’esclavage – car les Égyptiens ne se contentaient pas de faire travailler très durement les Hébreux, mais les persécutaient, s’acharnant sur eux physiquement en dégradant leur intégrité corporelle, et psychologiquement en les mettant dans des situations où ils devaient eux-mêmes livrer leurs propres enfants à une mort certaine.
Le ‘Hazérèt (radis noir) est une crudité comme le Maror, mais qui sert à préparer le Korèkh (sorte de sandwich composé d'une Matsa et d'herbes amères).
5.                         Le Karpass, herbe à feuilles, rappelle les feuilles avec lesquelles les Hébreux aspergèrent leurs portes et linteaux avec le sang de l’agneau pascal.
6.                         L’eau salée (citronnée ou vinaigrée) dans une coupelle rappelle la sueur et les larmes des Hébreux asservis en Égypte.
7.                         Les Matsot, qui sont au nombre de trois, symbolisent les trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob ; ou les trois catégories du peuple d’Israël : Cohen, Lévi, Israël. Elles sont surveillées avec rigueur depuis la moisson, et spécialement fabriquées (si possible à la main, voir plus haut) pour la Mitsva.
 

Durant le Séder, on boit quatre coupes de vin (ou de jus de raisin), dont la première coupe est le verre de Kiddoush, qui évoquent les quatre langages de liberté employés dans le texte biblique pour relater la Sortie d'Égypte. Chaque convive aura un verre contenant au moins 8,6cl, ou mieux 15cl.

<- "Fontaine à Kiddoush" moderne: en haut, la coupe ; au milieu, la "fontaine", qui répartit le vin dans les verres, en-dessous, sur un plateau.

Dans le Talmud, il y a une discussion à propos du nombre de coupes à boire durant le Seder: quatre ou cinq?





La cinquième est appelée la coupe d'`Êlîyâhû HaNâbîy', ->
du prophète Élie, car c'est lui qui annoncera que "le jour de l'Éternel arrive, ce jour grand et redoutable" (Note 6).

Afin d’insister encore sur cette notion très forte de libération, on se doit de vider les quatre coupes en étant accoudé sur le côté gauche – parce qu’à l’époque romaine, où fut institué le Séder, seuls les hommes libres pouvaient manger allongés sur des sofas.
En outre, l’inclinaison à gauche mime le mouvement d’un homme en marche (c’est pour cette raison que la Mezouza, fixée à la porte principale de la maison, est inclinée vers la gauche) : l’homme doit toujours être prêt à se "mettre en marche", à s’inventer, à se remettre en question; or seul l'homme libre peut le faire. 


Après le récit, le repas familial...

... différent selon les traditions.


<- "Set" comprenant un napperon à Matsa, une pochette pour l'Afikomane, et un coussin pour s'accouder.





Mais, quelle que soit la tradition familiale, la fin du Séder est toujours marquée par la consommation de l’Afikomane, un petit morceau (30g) de Matsa qui a été caché et retrouvé. Ce mot viendrait du grec, et signifierait « dessert » ; mais les maîtres hassidiques proposent une autre étymologie, dérivée de l’araméen Afiqouname « Faites sortir le questionnement ! »

On ne peut plus rien manger après l'Afikomane; on ne peut plus boire, que les deux dernières coupes, de l'eau, et - à la rigueur - un café.

Le Séder se termine par de nombreux chants, dont le plus célèbre est l’histoire d’ « un agneau que mon père a acheté pour deux sous… » 

 



A partir du deuxième soir de Pessa'h on compte – soir après soir – la période de l’Omère, qui dure quarante-neuf jours (cf. le mot « Pentecôte ») et mène à Chavouot.



<- Séfirat  HaOmer permettant de décompter les jours de l'Omère.








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Notes:

5. Midrash = paraphrase rabbinique édifiante de la תנכ TaNaKh (Bible hébraïque) enrichie d’interprétations et d’actualisations.
Halakha = type de Midrash qui s’occupe de la législation dans la Tora'h (donc de l’exégèse des Livres de l’Exode au Deutéronome – le Pentateuque), et de sa mise en pratique.
Haggadah = forme d’exégèse rabbinique, qui explicite et met en valeur les événements du passé, éventuellement en les amplifiant.
Mishna = à l’origine, enseignement oral du droit rabbinique, qui faisait l’objet de répétition ; elle fut mise par écrit surtout par les תנאים Tanna’îm, qui succédèrent aux Docteurs de la Loi (170 à 200); le mot Mishna désigne ainsi l’ensemble des lois contenues dans la תנכ TaNaKh, avec leurs applications.
6. En Ma 3,23:
הנה אנכי שׁלח לכם את אליה הנביא לפני בוא יום יהוה הגדול והנורא׃
"Voici, je vous enverrai Élie, le prophète,
Avant que le jour de YHWH-Adonaï arrive,
Ce jour grand et redoutable".
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Le14 iyar

טסח שני

Pessa’h Shéni
La "seconde Pâque"



Nb 9,6-7:
« Et il y eut des hommes qui étaient impurs à cause du corps mort d'un homme, et qui ne pouvaient pas faire la Pâque ce jour-là; et ils se présentèrent ce jour-là devant Moïse et devant Aaron. Et ces hommes lui dirent: Nous sommes impurs à cause du corps mort d'un homme; pourquoi serions-nous exclus de présenter l'offrande de YHWH-l'Éternel au temps fixé, au milieu des fils d'Israël? » [...]
Nb 9,9-12:
« Et YHWH-l'Éternel parla à Moïse, et dit: Parle aux fils d'Israël, en disant: Si un homme d'entre vous ou de votre postérité est impur à cause d'un corps mort, ou est en voyage au loin, il fera la Pâque pour YHWH-l'Éternel.
Ils la feront le second mois, le quatorzième jour, entre les deux soirs;  ils n'en laisseront rien jusqu'au matin et n'en casseront pas un os; ils la feront selon tous les statuts de la Pâque. »

טסח שניPessa’h Shéni a donc été instaurée pour quiconque avait été dans l’incapacité d’apporter le sacrifice pascal la veille de Pessa’h.
Mais c'est aussi le jour du repentir pour ceux qui n'auraient, volontairement, pas fêté Pessa'h, le mois précédent.
Il est donc une  sorte de « seconde chance » permettant le repentir.
« Le second Pessa’h enseigne qu’une situation n’est jamais désespérée. » (Rabbi Yossef Its’hak de Loubavitch).

A Pessa’h Shéni on consomme de la Matsa, mais on garde le Hamets dans la maison.

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