Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven


La Bible
est notre patrimoine,
à nous
de nous l’approprier...


Ce qu'Origène nomme
« la beauté du sens intérieur »
ne va se révéler qu’à celui
qui s’y est préparé,
qui a cherché,
qui a prié.
P.Jean-Michel Poffet, o.p.,
Directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem.

Les Textes bibliques
« livrés, [...] sont aussi délivrés,
car c’est le lecteur qui en délivre le sens, et il en est lui-même délivré.
L’interprétation
est une
délivrance du texte,
elle le descelle et l’ouvre.
Et elle est
délivrance de celui qui interprète
parce qu’elle libère sa faculté de
donner du sens au texte,
et
par le texte 
à lui-même. »
Fr. Bernard POUPARD
 Prends et lis - Les Pères de l'Ancien Testament, Jésus et nous
(Cahiers de Clerlande, n° 10).
« Dans la recherche du sens du texte biblique,
l'interprète sera attentif
à son genre littéraire
et aux circonstances historiques de son écriture.
Le Concile ajoute que le fidèle interprète ne sera pas moins attentif
à l'harmonie des Écritures,
à l'unité de l'Ecriture et de la Tradition,
et à l'analogie de la foi. »
Le cardinal Vingt-Trois, citant le Concile Vatican II

C'est là tout le défi
de la
recherche scientifique sur la Bible.

« Les Pères du concile Vatican II ont
largement semé la parole de Dieu dans la nouvelle liturgie [1].
Pourtant, je reste étonné de constater
le peu de fruits que produisent ces lectures,
dimanche après dimanche,
dans la vie chrétienne de ceux qui les entendent.
La Parole serait-elle devenue stérile ?
L’Esprit Saint aurait-il perdu sa puissance d’inspiration ?
Certes non, mais trop souvent
ces lectures – déjà très brèves –sont faites sans préparation [2],
sur des petits livrets inadaptés, et
l’homélie se limite à l’évangile ou même… parle d’autre chose [3].
Que reste-t-il de ces paroles vivantes,
dans la tête et dans le cœur
des fidèles qui se dispersent après la messe ?
Quelle nourriture,
quel réconfort,
quelle lumière
emporteront-ils pour la semaine à venir ?

Tous les fidèles,
comme les lecteurs,
comme les prédicateurs
ont besoin de préparer ces lectures :

il leur faut prendre un peu de temps
pour les découvrir,
les comprendre,
les intérioriser.
Au fil des dimanches,
au fil des années,
c’est toute une formation biblique
qui devrait être ainsi dispensée :
non pas seulement des repères et des connaissances,
mais aussi et surtout des réflexes de lecture croyante,
une certaine familiarité avec les images et les thèmes bibliques,
une attitude d’écoute et d’accueil.
Dieu nous a donné sa Parole,
elle nous est adressée :
à nous de la recevoir.
La Bible est notre patrimoine,
à nous de nous l’approprier. »
Père Philippe GRUSON,
du Service biblique Evangile et Vie.
« S’engager véritablement,
c’est signer pour ainsi dire à Dieu une traite en blanc
sans savoir ce qu’il y inscrira plus tard,
ou plutôt en sachant seulement qu’il y inscrira toujours davantage.
Le véritable engagement est inconditionnel.
Avant de s’engager dans une entreprise, il faut réfléchir, pour voir si l’on est vraiment décidé à le mener jusqu’au bout.
Il s’agit de savoir si nous sommes prêts
à accepter les nouvelles exigences de Dieu
au fur et à mesure qu’elles se révéleront.»
Y. de Montcheuil
Problèmes de vie spirituelle.

Juifs et chrétiens ont beaucoup à se dire [...].
Le judaïsme et le catholicisme ont cette force
de n'être pas des religions nouvelles.
Elles ont le sens de l'histoire,
car elles ont été éprouvées par l'histoire.
Voilà pourquoi elles ont tant à partager,
et tant à gagner à s'interroger l'une et l'autre [...].
On ne peut trouver dans sa propre tradition de nouvelles richesses,
et donc de nouvelles ressources d'espérance,
que si l'on est confronté
à un questionnement qui rompt nos habitudes.
J'ai besoin de l'autre,
puisqu'il se pose d'autres interrogations que les miennes.
J'ai besoin de l'autre
pour qu'il m'ouvre à un nouveau mode de questionnement
de ma tradition,
et me permette d'y chercher
des ressources que je ne connaissais pas.
Gilles BERNHEIM,
grand rabbin de la synagogue de la Victoire (Paris)
[...] Je retrouve [pour ce dialogue]
l'attitude que j'ai toujours avec les juifs,
lorsque je les écoute ou que je vais prier avec eux.
Quand je suis avec un rabbin, je pense spontanément:
"Puisque tu es un rabbin et que je te regarde comme un frère aîné,
je suis heureux de t'écouter.
Dans les enseignements que tu as reçus et que tu transmets,
il y a beaucoup de points qui vont m'enrichir".
[...] A Vincennes [...]*,
la communauté juive [est] importante.
Et je me suis aperçu
que les juifs réveillent les chrétiens
et les poussent à s'interroger sur leur propre religion.
Philippe BARBARIN,
cardinal, archevêque de Lyon,
  Le rabbin et le Cardinal - Un dialogue judéo-chrétien d'aujourd'hui

*(où j'ai connu Ph. Barbarin alors qu'il était vicaire, et aumônier de groupes de jeunes!)
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