Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven

Le dimanche dans l'Octave de la Nativité

(ou le 30 décembre en l'absence de ce dimanche)


La Sainte Famille
 de Jésus,
Marie et Joseph
 

(Années ABC)






Introduction





Un peu d'histoire.

Dès le XVIIème siècle se sont constituées, dans divers pays d'Occident, des associations ou confréries "de la Sainte Famille".
En 1893, le pape Léon XIII leur a donné un statut commun, et octroyé la célébration d'une fête de "la Sainte Famille", fixée au Troisième dimanche après l'Epiphanie.
En 1914, le pape Benoît XV l'a transférée au 19 janvier; et, en 1921, il l'a étendue à l'ensemble de l'Eglise de rite latin et re-transférée au Premier dimanche après l'Epiphanie.
Finalement, elle a été inscrite à la date actuelle - le dimanche après Noël ou, s'il n'y en a pas, le 30 décembre - en 1969, dans le Calendrier romain publié sous l'autorité de Paul VI, conformément aux décrets du concile Vatican II.


Sens de cette fête.

Bien que des considérations de pastorale et de spiritualité familiales soient à l'origine de son institution, la Fête de la Sainte Famille est, avant tout, célébration du mystère de l'Incarnation, dont elle met en lumière les réalités concrètes.

Porté dans le sein d'une femme où il a été formé comme les autres enfants, le Fils de Dieu est né comme eux.

Pendant les années de ce que l'on appelle "la vie cachée", les plus longues de son existence terrestre, Jésus a grandi au même rythme que tous les enfants et dans des conditions semblables aux leurs, dans une famille que rien, apparemment, ne distinguait des autres.

Il a reçu de ses parents et de son entourage une éducation comparable, en tous points et dans tous les domaines, à celle des jeunes garçons de Nazareth.

C'est d'eux qu'il a appris, en commençant par les balbutier, les mots de la langue dans laquelle il devait annoncer plus tard la Bonne Nouvelle et révéler les secrets du Père: l'araméen; et de la synagogue qu'il a appris celle de l'Ecriture et de la prière: l'hébreu.
Comme les autres enfants, il a connu progressivement et d'expérience les difficultés et les joies de la vie quotidienne - dont témoigneraient, en particulier, les exemples et comparaisons qui émaillent les paraboles.

A l'école de ses parents, et en regardant autour de lui, il a mesuré la valeur humaine et le poids d'éternité des choses les plus simples, apparemment insignifiantes ou banales.

Il les a sanctifiées, avant d'enseigner que la fidélité avec laquelle on les assume aura sa récompense "au-delà de tout mérite".


Iconographie.


<- La Sainte Famille - Mikhâïl al-Qudsi - 1886 (Ordre Basilien du Saint-Sauveur, Liban).


Cette icône -



comme l'icône moderne très connue dite
"de la Sainte Famille" ->



- n'est pas typologique.

Le thème de la Sainte Famille est en effet, comme on l'a vu plus haut, emprunté à la spiritualité latine.

Les quelques représentations orientales de ce thème maintiennent en effet la distance "théologique" entre la Vierge et l'Enfant divin d'une part, et Joseph, le père putatif de Jésus de l'autre - en assignant à ce dernier une stature plus réduite et une place un peu en retrait (voir par exemple la représentation iconographique de la Nativité à cette page).

C'est que l'icône libanaise fait partie des œuvres influencées par les missionnaires latins, actifs au Proche-Orient dès la fin du XVIIème siècle; en outre, saint Joseph est très vénéré au Liban en particulier, où son prénom est très porté sous ses formes française, anglaise ("Jo" ou "Joe") et arabe, Youssef.

Ici, au lieu de séparer Joseph de la Vierge à l'Enfant, l'icône unit les trois membres de la Sainte Famille sous la protection de l'Esprit-Saint.

Ovoïde, l'icône est réalisée classiquement avec usage de tempera (détrempe à l'œuf des pigments) sur bois.

Dans le médaillon central, Joseph et Marie soutiennent de part et d'autre les bras ouverts de l'Enfant; ce dernier repose sur une représentation qui pourrait être celle du Père (même visage que l'Enfant; pas de corps mais deux ailes), ce qui - avec l'Esprit représenté sous la forme d'une colombe entourée de six angelots "couronnant" la Famille - constituerait verticalement la Sainte-Trinité, en contrepoint de la Sainte Famille, horizontale.

De petites scènes narratives sont inscrites dans les médaillons entourant le motif central:
- la Nativité du Christ occupe le rinceau central, en bas de l'icône, et l'Ascension le sommet de celle-ci;
- les images de droite offrent (en remontant) un cycle de la vie du Christ: Circoncision, Baptême, Présentation au Temple, Entrée à Jérusalem, Résurrection, Pentecôte, Transfiguration;
- de l'autre côté et toujours en remontant, les images offrent un cycle de la vie de la Vierge Marie: sa Nativité, Fiançailles avec Joseph, Annonciation, Visitation, Fuite en Égypte, Dormition et Assomption.

Les Lectures:

Textes des Messes en année A à cette page
Textes des Messes en année B à cette page
Textes des Messes en année C à cette page
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