Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven

Le dimanche dans l'Octave de la Nativité

(ou le 30 décembre en l'absence de ce dimanche)

La Sainte Famille de Jésus,
Marie et Joseph - Années C


 
Introduction

Sur la Fête de la Sainte Famille, voir cette page.



Les Textes   

• Première Lecture :  

• 1S 1,20-22;24-28

Anne a pris conscience que son enfant est un don de Dieu. Elle rend grâce, et consacre ce fils tant désiré au Seigneur: c'est de Dieu que toute pater-/maternité tire son origine, au ciel et sur terre.

Remarques:
Sur les livres de Samuel, voir à cette page.
Samuel serait né vers 1105 av.J.C. Il est devenu prophète, et a été le dernier des "Juges" (dirigeants, avant les "Rois") d'Israël.
Son père, Elkana, avait deux femmes; la première avait deux fils, mais sa préférée, Anne était stérile. Désespérée, elle fait - lors de l'une des fêtes de pèlerinage (sans doute Soukkôt) - le vœu, si elle a un fils, de le consacrer à Dieu (verset 11; voir nazirat). Au verset 19, on apprend qu'en rentrant de pèlerinage, "Elkana s'unit à Anne, sa femme, et l'Éternel se souvint d'elle".


Verset 20.
 ויהי לתקפות הימים ותהר חנה ותלד בן ותקרא את־שׁמו שׁמואל כי מיהוה שׁאלתיו׃
Dans le cours de l'année, Anne devint enceinte, et elle enfanta un fils, qu'elle nomma Samuel, car, dit-elle, je l'ai demandé à YHWH.
שׁמוּאל Shemoû'ê̂l - Samuel: ce nom, formé sur le participe passif du verbe שׁמע shâma‛ "écouter attentivement" et אל 'êl(l'un des noms de YHWH), signifie donc "entendu(e) par El"; le verset présente une assonance entre le nom de l'enfant et le verbe "שׁאל shâêl - demander".

Verset 21.
  ויעל האישׁ אלקנה וכל־ביתו לזבח ליהוה את־זבח הימים ואת־נדרו׃
Son mari Elkana monta ensuite avec toute sa maison, pour offrir à l'Éternel le sacrifice annuel, et pour accomplir son vœu.

Verset 22.
 וחנה לא עלתה כי־אמרה לאישׁה עד יגמל הנער והבאתיו ונראה את־פני יהוה וישׁב שׁם עד־עולם׃  
Mais Anne ne monta point, et elle dit à son mari: Lorsque l'enfant sera sevré, je le mènerai, afin qu'il soit présenté devant l'Éternel et qu'il reste là pour toujours.
עד יגמל הנער - Lorsque l'enfant sera sevré: ce qui, dans ces pays, peut durer jusqu'à l'âge de trois ans.

Verset 23.
   ויאמר לה אלקנה אישׁה עשׂי הטוב בעיניך שׁבי עד־גמלך אתו אך יקם יהוה את־דברו ותשׁב האשׁה ותינק את־בנה עד־גמלה אתו׃
Elkana, son mari, lui dit: Fais ce qui te semblera bon, attends de l'avoir sevré. Veuille seulement YHWH accomplir sa parole! Et la femme resta et allaita son fils, jusqu'à ce qu'elle le sevrât.

Verset 24.
  ותעלהו עמה כאשׁר גמלתו בפרים שׁלשׁה ואיפה אחת קמח ונבל יין ותבאהו בית־יהוה שׁלו והנער נער׃  
Quand elle l'eut sevré, elle le fit monter avec elle, et prit trois taureaux, un épha de farine, et une outre de vin. Elle le mena dans la maison de l'Éternel à Silo: l'enfant était encore tout jeune.
בפרים שׁלשׁה - trois taureaux: selon le texte massorétique; LXX, la traduction syriaque et les manuscrits de Qumrân écrivent: "un taureau de trois ans", ce que choisit la traduction liturgique.
ואיפה אחת קמח - un épha de farine: l'épha est une mesure de capacité pour les matières sèches, équivalant environ à 22,5 litres.
בית־יהוה שׁלו- la demeure d'YHWH à Silo: le coffre de l'Alliance et la tente de la Rencontre se trouvaient alors à Silo, à une quarantaine de km au nord de Jérusalem; c'est donc là que se faisaient les pèlerinages.

Verset 25.
   וישׁחטו את־הפר ויביאו את־הנער אל־עלי׃ 
Ils égorgèrent les taureaux, et ils conduisirent l'enfant à Éli. 
אל־עלי - à Éli: Éli est le prêtre devant qui Anne avait prié Dieu de lui donner un fils; ayant vu qu'elle priait avec une si grande conviction qu'elle pleurait à chaudes larmes et "bougeait les lèvres mais on n'entendait pas sa voix", il avait cru qu'elle était ivre et voulu la chasser (vv.10-14); mais Anne ayant exprimé sa détresse (vv.15-16), Éli lui avait répondu "Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée!" (v.17). 


Verset 28.
   וגם אנכי השׁאלתהו ליהוה כל־הימים אשׁר היה הוא שׁאול ליהוה וישׁתחו שׁם ליהוה׃
Aussi je veux le prêter à l'Éternel: il sera toute sa vie prêté à YHWH. Et ils se prosternèrent là devant YHWH.  
וישׁתחו שׁם ליהוה - Et ils se prosternèrent là devant YHWH: d'après la plupart des textes hébreux, LXX, trad. syriaque, et Vulgate. Le texte hébreu traditionnel porte "il se prosterna" et Qumrân "elle se prosterna".
 

• Psaume :  

• Ps 84 (hébraïque) /  83  ( LXX, Vulgate et liturgique), 3-6;9.

Ecouter les appels du Seigneur, trouver sa force en lui, et lui rendre grâce dans cette "demeure du Seigneur" qu'est la famille - c'est le sens que la liturgie donne à ces versets de psaume en cette Fête de la Sainte Famille.

Remarques :
1. Ce psaume - très proche du Ps 42 par ses accents et son contenu s'il est lu dans son intégralité - est une prière d'appel au secours au temps de la détresse. Les soupirs après le sanctuaire qui y sont exprimés laissent supposer qu'il a été composé par un lévite qui n'avait plus accès au Temple.

2. Ce psaume est " לבני־קרח des fils de Qoré". Les Qoréites, ou descendants de Qoré (lui-même descendant de Lévi: Ex 6,24; Nb 16; 26,11) devinrent musiciens dans le Tabernacle (1Ch 6,18;22) et portiers (1Ch 26,1); ils sont aussi mentionnés comme chantres au temps du roi Josaphat (2Ch 20,19). Les Ps 42-49; 84-85; 87-88 leur sont attribués.

3. Ce psaume a été composé par un Qoréite exilé
- peut-être à la suite de sa capture au cours de l'une des incursions syriennes en Juda (cf. 2R 12,18-19); ces incursions ont en effet particulièrement affecté le territoire assigné aux Qoréites (Jos 21,4;9-19);
- ou pendant l'exil à Babylone;
en effet, il évoque la bénédiction qui repose sur ceux qui côtoient le Temple de Jérusalem.

Traduction:
Verset 3.
נכספה וגם־כלתה נפשׁי לחצרות יהוה לבי ובשׂרי ירננו אל אל־חי׃ 
Mon âme soupire et languit après les parvis de YHWH,
Mon cœur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant.
• לחצרות יהוה- les parvis de YHWH: le parvis est, au sens strict, l'espace entourant le Tabernacle. "Les parvis de Dieu" désigne donc le lieu où l'homme peut être le plus proche "physiquement" de Dieu. Le pluriel a une valeur emphatique.
לבי ובשׂרי - Mon cœur et ma chair: ces deux termes désignent les deux réalités de l'homme, spirituelle et physique - donc la totalité de son être: le psalmiste voudrait être "corps et âme" auprès de Dieu. Jusqu'à la destruction du Temple, la "Présence", la "Gloire" de YHWH ne sont présentes qu'au Saint des Saints, au Tabernacle.

Verset 4.
גם־צפור מצאה בית ודרור קן לה אשׁר־שׁתה אפרחיה את־מזבחותיך יהוה צבאות מלכי ואלהי׃
Le passereau même trouve une maison,
Et l'hirondelle un nid où elle dépose ses petits...
Ce verset peut être compris de deux façons
- soit le psalmiste envie les oiseaux qui peuvent nicher dans le Temple même
- soit, plus vraisemblablement, il indique que, tout comme ces oiseaux ont un nid, le psalmiste aimerait pouvoir trouver son "chez soi" dans le sanctuaire divin (voir verset suivant).

Verset 5.
אשׁרי יושׁבי ביתך עוד יהללוך סלה׃
Heureux ceux qui habitent ta maison!
Ils peuvent te célébrer encore. Sélah-Pause.
אשׁרי - Heureux: voir les remarques préliminaires sur ce psaume.

Verset 6.
אשׁרי אדם עוז־לו בך מסלות בלבבם׃
Heureux ceux qui placent en toi leur appui!
Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés.

Verset 9.
יהוה אלהים צבאות שׁמעה תפלתי האזינה אלהי יעקב סלה׃

YHWH Seigneur צבאות-tsebâ'ôth-des armées, écoute ma prière!
Prête l'oreille, Dieu de Jacob! Sélah-Pause.
צבאות-tsebâ'ôth-des armées: YHWH était considéré comme le chef des armées israélites qu'il menait à la victoire dans la guerre sainte. Ici, le psalmiste demande à Dieu de conduire les armées à la victoire qui lui permettra de rentrer à Jérusalem, et donc de retrouver le Temple
Ce n'est que plus tardivement que ce qualificatif a pris, parfois, le sens de "maître des puissances cosmiques" (Is 6,3).


• Deuxième Lecture :  

• 1Jn 3, 1-2;21-24

Notre Père des cieux ne nous confère pas seulement le don merveilleux de la vie: il nous donne part à sa propre vie. Il nous comble de son amour et de ses grâces.

Remarques :

Verset 1
• τέκνα Θεοῦ -enfants de Dieu: voir Jn 1,12.
• αὐτόν -celui-ci: = Dieu

Verset 22.
• ὃ ἐὰν αἰτῶμεν - Quoi que ce soit que nous demandions: nous avons un libre accès en sa présence, notre demande s'accorde avec sa volonté et son désir (voir Jn 14,13; 15,7; 1Jn 5,15).

Verset 23.
• καθὼς ἔδωκεν ἐντολὴν ἡμῖν - selon la recommandation qu'il nous a donnée: sa volonté est exprimée par deux commandements: la foi dans le Christ, et l'amour mutuel.

Verset 24.
• ἐκ τοῦ Πνεύματος - par l'Esprit : l'Esprit suscite la foi (voir 1Jn 4,2) et l'amour (voir ci-dessus, v.23); il donne ainsi au croyant l'assurance de son appartenance à Dieu (1Jn 3,19).

• Evangile :  

• Lc 2,41-52

Plus qu'un reproche adressé sèchement aux siens, la première parole de Jésus rapportée par l'Evangile est une révélation: son Père n'est pas celui à qui Marie donne ce nom; sa véritable demeure de Fils n'est pas la maison de Nazareth. 
De même, notre "demeure" n'est pas celle d'ici-bas - mais "les parvis du Seigneur", auxquels nous devons aspirer...
Notre "famille" n'est pas restreinte à nos seuls "proches", mais devrait être l'ensemble de nos "prochains"... tous les hommes!...

Commentaires:

- En ce dimanche de la Fête de la Sainte Famille, l’évangile du jour nous plonge dans le pèlerinage annuel qu’effectuaient les familles juives au temple de Jérusalem pour la Pâque. Instant de réjouissance où toute la parentèle cheminait vers le lieu de présence du Seigneur dans son temple. Et chacun dans la joie, comme dans tout pèlerinage, prenait  soin de son frère, de sa sœur ou de son  fils - mais aussi, éventuellement, de ses neveux, nièces, cousins, cousines, voire des enfants des amis du même village - dans une relative quiétude. C’est dans cette atmosphère de fête que Marie et Joseph vivent leur dévotion et que Jésus, consciemment, reste dans la ville alors qu’il doit retourner avec eux. Il a douze ans. L’âge de la maturité spirituelle, de la majorité religieuse. Avec ses parents, il a approché la présence de Dieu, comme peut-être chaque année.
Mais cette fois, il reste. Pourquoi ? Parce que cette fois il a pleinement perçu que Dieu était père, son père. L’heure est venue de cette conscience intérieure qu’il est fils, Fils de Dieu. C’est pourquoi il répliquera à ses parents interloqués : « Comment se fait-il que vous m’avez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon père que je dois être. » Jésus perçoit, ou plutôt le Père se fait percevoir comme étant son lien de vie, plus fort qu’un lien de sang ou de cœur. Ils sont unis dans le même être et Jésus le manifeste en pleine conscience : « C’est chez mon père que je dois être ».
Rien n’était accidentel et Jésus vient simplement manifester la liberté de la foi qui ne peut s’entraver de liens exclusifs, quel qu’ils soient.
Le Père lui a révélé de qui il provient, dans ces douze ans de vie humaine, et Jésus  ne peut qu’être tendu vers celui qui l’a envoyé pour accomplir son amour en ce monde. En restant au Temple, il se donne à Dieu, comme Anne avait donné Samuel à Dieu, pour qu’il  reste toute sa vie dans le Temple, comme le relate la première Lecture. Et donner à Dieu, ce n’est pas garder pour soi, posséder ou maîtriser, c’est offrir la plus belle liberté à ceux que l’on aime. Je vis pour Dieu, pour l’amour de Dieu, hors de toi, de vous. Acceptez cela.
Jésus rappelle cette liberté d’amour à son père et à sa mère par ses propos qui peuvent sembler insolents et qu’ils ne comprennent pas. Marie gardera tout cela dans son cœur et tout doucement prendra avec elle cette liberté d’amour  qui  lui permettra, non pas de se détacher des événements de la vie de son fils mais de les accueillir et les accepter comme un chemin dans lequel, sans faillir, Dieu se rend présent.
Douleurs, souffrances ne l’épargneront pas – « Un glaive te transpercera le cœur », avait annoncé  Syméon – mais elle les vivra avec son fils car elle sait que Dieu y sera présent.
En cette fête de la famille, quelle découverte de savoir que nous ne comprenons pas tout de ce que nos enfants nous disent, et que nous réagissons comme Joseph et Marie. Quelle découverte de savoir qu’en la foi Dieu m’invite à une liberté d’amour,  pour mon conjoint, mes enfants, sans irresponsabilité ; une liberté d’amour qui génère l’amour et la patience jusqu’à ce que je perçoive que Dieu s’y était  rendu présent jusqu’à être Père.
Que chacun soit fort de cette foi du Christ–Jésus, pour que la famille soit forte de Dieu!

- De Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l'Eglise, Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints:

« Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis »

      « Il leur était soumis. » A ces mots, que tout orgueil se fonde, que toute raideur s'écroule, que toute désobéissance se soumette. « Il était soumis. » Qui ? Celui qui, d'un seul mot, a tout créé de rien. Celui qui, comme dit Isaïe, « de sa main mesura la mer; qui sur sa paume pesa les cieux; qui de trois doigts souleva la terre; celui qui place dans sa balance collines et montagnes » (Is 40,12). Celui qui, comme dit Job, « ébranle la terre et secoue les colonnes du ciel; celui qui commande au soleil et fait rentrer les étoiles; celui qui étend les cieux et marche sur les flots de la mer; celui qui fit les constellations; celui qui opère des merveilles prodigieuses et sans nombre » (Jb 9,6-10)... C'est lui, si grand, si puissant, qui est soumis. Et soumis à qui? A un ouvrier et à une toute pauvre vierge.

      O « premier et dernier »! (Ap 1,17) O chef des anges, soumis à des hommes! Le Créateur du ciel, soumis à un ouvrier; le Dieu d'éternelle gloire soumis à une petite pauvre vierge! A-t-on jamais rien vu de pareil? A-t-on jamais entendu chose semblable?

      Alors, n'hésitez plus à obéir, à vous soumettre... Descendre, venir à Nazareth, être soumis, obéir parfaitement: c'est là toute la sagesse... C'est là être sage avec sobriété. La pure simplicité est « comme l'eau de Siloé, qui coule en silence » (Is 8,6). Il y a des sages dans les ordres religieux; mais c'est par des hommes simples que Dieu les y a rassemblés. Dieu « a choisi ceux qui étaient fous et infirmes, faibles et ignorants », pour rassembler par eux « ceux qui étaient sages, puissants et de haute naissance », « afin que toute chair ne se glorifie pas en elle-même » (1Co 1,26-29) mais en celui qui est descendu, qui est venu à Nazareth, et qui a été soumis.

Méditation
Réflexion:
1. Selon la coutume.
Marie et Joseph sont allés jusqu’à Jérusalem selon la coutume juive de la fête de la Pâque. La présence était obligatoire pour les hommes et facultative pour les femmes et les enfants. Il est donc possible que Jésus n’ait pas fait ce voyage avant l’âge de 12 ans; mais on peut penser qu’une famille pieuse aurait choisi de faire le voyage ensemble bien des fois. C’était la coutume d’aller à Jérusalem trois fois dans l’année : pour la Pâque, à la Pentecôte et à la fête des Tentes. Ces coutumes ont été élaborés par amour pour YHWH. Au bout du voyage, un Juif se présentait au Temple afin d’adorer Dieu et lui offrir des sacrifices.
Dans la foi catholique, notre amour pour Dieu a inspiré beaucoup de belles coutumes et de symboles liturgiques. Toutes ces coutumes aident le fidèle à cheminer et à garder toute la vigueur et la fraîcheur de sa foi. C’est le voyage à la ville sainte et éternelle de Dieu, le royaume du ciel. « L’Église (...) n’aura sa consommation que dans la gloire céleste, lors du retour glorieux du Christ. Jusqu’à ce jour, l’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu » (Catéchisme de l'Eglise Catholique, 769). Est-ce que je vis comme un pèlerin en chemin vers la sainteté ?
Est-ce que je tire profit des coutumes et des traditions de l’Eglise ?
Est-ce que j’aide les autres, particulièrement ma propre famille, à faire ce voyage ?
2. La maison du Père.
Jésus nous a montré son amour inconditionnel pour le Père. Comme il a aimé le Père ! Comme il L’a cherché dans la prière ! Quand ses disciples lui ont demandé de leur montrer comment prier, il a commencé en s’adressant à Dieu en tant que notre "notre père." Comme il a souvent remercié son père pour tout. Le zèle de la maison du Père le dévore ! (Jn 2, 17)
Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous voyons combien il lui faut être dans la maison de son père. Exprimons notre gratitude pour le don du Père et pour l’exemple et l’enseignement du Fils, qui nous amènent à aimer l’Amour lui-même.
3. Chaque famille pèlerine.
Nous nous référons souvent à la famille comme "une église domestique." Que nous soyons mère ou père de famille ou encore enfant, nous sommes appelés à la lumière. Nous sommes invités à faire un pèlerinage jusqu’à la maison du Père. Nous sommes appelés à la sainteté, à l’exemple de la Sainte Famille avec laquelle nous méditons aujourd’hui.
Est-ce que j’aide ma famille à cheminer sur cette route ?
La saison de Noël est longue - il y a encore du temps pour agir pour augmenter notre amour pour le Père qui nous a envoyé son Fils.

Dialogue avec Jésus Christ:
Seigneur Jésus, merci
- pour ton exemple d’amour envers le Père,
-de me l’avoir révélé et d’avoir rendu mon voyage plus significatif en augmentant mon amour pour Celui que tu m’as fait connaître.
Enseigne-moi à éprouver l’amour du père à travers toi.
Aide-moi à répondre à cet amour.
Aide-moi à enseigner cet amour aux autres.

Résolution:
Initier, avec des amis ou des membres de ma famille, une conversation les incitant à rendre grâce pour tout ce que le Père nous a donné.
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