Au service de l'Ecriture - Yvette Mailliet le Penven


Épîtres pauliniennes:


Épître aux
Éphésiens




• Sur le genre littéraire "épître" - voir à cette page.


Sur saint Paul et ses Épîtres - voir à cette page.
Sur le nom de Paul:
Ne pas oublier que "Paul" est le nom que "שאול Shaoul" a reçu après sa conversion au Christ.
Or ce nouveau nom est significatif: "Παῦλος Paolos" est la transcription grecque du latin "Paulus", adjectif substantivé en nom propre, qui lui-même dérivait du verbe grec "παυω pauō" signifiant "cesser", d'où "cesser de grandir, de prendre de la place"; c'est-à-dire que "Παῦλος" et "Paulus" = "Petit"...
Pour Paul, Juif pieux, ce nom a une plus grande valeur que pour quiconque; pour Paul, Pharisien, élève de l'illustre Gamaliel, c'est un rappel constant à son humilité en tant que chrétien!

Sur saint Paul et l’Épitre aux Éphésiens:

Le dixième livre du Nouveau Testament est la lettre de Paul aux chrétiens d’Éphèse.

Cette lettre, dont l’authenticité a été mise en question par la critique, constitue cependant le document œcuménique le plus important du Nouveau Testament.
La critique se fonde sur l’examen du langage de cette lettre, de son style, de ses conceptions théologiques, de l’usage qu’elle fait de la lettre aux Colossiens et de ses différents emprunts au corpus paulinien, pour contester l’authenticité d’un document qui se trouve cependant au cœur de la tradition paulinienne. L’exégèse traditionnelle admet que cette lettre fut probablement adressée par Paul de Rome aux Éphésiens à l’époque où il écrivait aux Colossiens et à Philémon, entre 61 et 63.

On peut brièvement analyser ainsi la structure de ce texte:
I.  Salutations (1,1-2).
II.  Les bénédictions de Dieu (1,3-14); la prière de Paul (1,15-23).
III.  Le rachat des nations par grâce divine (2,1-22); la mission de Paul, prisonnier du Messie (3,1-13); nouvelle prière de Paul; doxologie (3,14-21).
IV.  Édifier le corps du Messie: l’unité de la communauté édifiée dans l’amour (4,1-16); ne pas marcher comme les nations (4,17-5,20); le mystère du mariage (5,21-6,9); l’armure de Dieu (6,10-20).
V.  La visite de Tychicos; bénédictions finales (6,21-24).

Deux remarques se dégagent de la lecture de cette lettre: à l’exception des deux versets concernant Tychicos (6,21-22), son style est étrangement impersonnel, anonyme, pourrait-on dire: l’auteur s’adresse à des lecteurs apparemment inconnus de lui plutôt qu’à des personnes qu’il a converties et qu’il chérit.
La seconde remarque concerne le vocabulaire de cette lettre; il tranche sur celui des autres lettres de Paul: une centaine de mots, dont quelques-uns sont des hapax dans le Nouveau Testament, n’apparaissent jamais ailleurs dans le corpus paulinien. On a décelé dans certains d’entre eux une influence gnostique; certains autres sont généralement d’un emploi post-paulinien. Les phrases de cette lettre sont d’une longueur et parfois d’une complexité inhabituelles sous la plume de Paul.
    Ces faits n’empêchent pas de retrouver dans la lettre aux Éphésiens le grand souffle de l’inspiration paulinienne: l’hymne admirable de 1,3-14 rappelle les poèmes parallèles de 1Co 13, de Ph 2 et de Col 1.
La lettre aux Éphésiens était connue de Clément de Rome, d’Ignace d’Antioche, d’Hermas, de Polycarpe et de l’auteur des Lettres pastorales, c’est-à-dire vers la fin du Ier siècle. Les plus anciens recueils des lettres de Paul la comprennent. Elle fait partie du canon du Nouveau Testament dès la fin du IIème s.. L’attribution de ce texte à Paul ne fit aucun doute pour personne jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
    Depuis, la critique biblique tend à douter de l’authenticité paulinienne de ce texte, qui a peut-être été rédigé par un secrétaire ou un disciple, sans rien lui enlever pour autant de son importance historique ni de sa valeur théologique.
La théologie qui se dégage des six chapitres d’Éphésiens se fonde sur l’universel amour de Dieu, créateur des ciels et de la terre, sauveur de l’humanité et père de Jésus le Messie.
Le seul Dieu est ici le Dieu d’Abraham et d’Israël, éternel, ineffable, sacré.
La lettre se distingue des enseignements des pharisiens, des esséniens ou des sadducéens en reconnaissant Jésus pour Messie et fils de Dieu.
Par la crucifixion de Jésus, son fils, Dieu remporte une victoire d’amour, source d’une rédemption universelle.
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• Ép 2,4-10

À travers heurs et malheurs, l'histoire du Salut révèle que Dieu est riche en miséricorde.
Il a mis le comble à son amour en envoyant son Fils pour sauver les pécheurs.
Puissent-ils, au moins, reconnaître la gratuité des bienfaits reçus et marcher, avec une confiance renouvelée, sur la voie tracée!


Sur ce texte:

• Sur les épîtres, sur Saint Paul et ses épîtres, sur l'épître aux Éphésiens, voir ci-dessus. 
• Sur Ep 2,1-10:
 Après avoir loué Dieu (1,3-14) et prié pour ses destinataires (1,15-23), Paul rappelle l’œuvre de la grâce de Dieu des hommes qui, גוים goïm (= "les nations", les non-juifs: 2,1-2), ou Juifs (v.3), se dirigeaient vers la mort, étant destinés à subir la colère de Dieu.
C'est la richesse de la bonté de Dieu, et elle seule, qui explique sa démarche de Salut envers les hommes de toute origine ("ensemble", v.6 et note), et ce Salut dépend entièrement du Christ: c'est dans l'union avec Lui que les hommes échappent à la mort pour ressusciter, vivre et régner (vv.4-7).
Tout est don, y compris la foi elle-même qui se saisit du Salut divin.
Comment pourrions-nous nous vanter de ce que nous avons reçu, comme si cela nous était dû?
Ne devrions-nous pas, plutôt, avec humilité, entrer dans le projet de Dieu, et faire ce qu'Il veut (vv.8-10)?

Traduction et notes:

Verset 4.
ο δε θεος πλουσιος ων εν ελεει δια την πολλην αγαπην αυτου ην ηγαπησεν ημας
Mais Dieu (qui est riche en miséricorde) - à cause de son grand amour dont il nous a aimés,
εν ελεει- en miséricorde: La mention de la "miséricorde" et de l'"amour" de Dieu contraste avec la description terrible et sombre des vv. précédents.
 
Verset 5.
και οντας ημας νεκρους τοις παραπτωμασιν συνεζωοποιησεν τω χριστω χαριτι εστε σεσωσμενοι
alors même que nous étions morts dans nos fautes - nous a vivifiés ensemble avec le Christ; vous êtes sauvés par la grâce.
νεκρους- morts: Soit spirituellement "morts", car séparés de Dieu; soit sous le coup d'une condamnation à mort, c'est-à-dire sous la colère de Dieu (1,3; voir Gn 2,17). Il s'agirait alors, dans ce second cas, d'un statut juridique de culpabilité devant Dieu; de même en 2,1. 
συνεζωοποιησεν- nous a vivifiés ensemble: Le verbe employé ici est composé 
- du préfixe prépositionnel/adverbial "συν sun": "avec", "ensemble, en même temps" - de façon très proche, fusionnelle;
- du verbe "ζωοποιεω zōopoieō", lui-même composé
- du substantif "ζῶον zōon": "un être vivant",
- du verbe-outil "ποιεω poieō": "faire", "faire devenir".
Ce verbe "συζωοποιεω suzōopoieō" signifie donc bien "faire <re>devenir vivants ensemble".
comme on l'a vu ci-dessus (dans l'introduction à la péricope d'où ce passage est tiré), il est dommage de ne pas tenir compte du préfixe "συν" à la valeur très forte, et donc, dans la traduction, d'omettre l'adverbe "ensemble" - qui marque la double fusion,
- entre tous les croyants, Juifs ou non par leur origine, "ensemble", d'une part,
- et "le Christ", d'autre part, explicitement désigné.
χαριτι - par la grâce: Il n'y a, dans la description des vv.1-3 (voir l'introduction à la péricope), aucune raison qui puisse expliquer l'œuvre salvifique de Dieu.
C'est sa seule "miséricorde" qui l'a poussé à agir: Dieu ne nous a pas aimés parce que nous étions aimables, il ne nous a pas non plus changés au préalable afin de pouvoir enfin nous aimer; il nous aimés malgré ce que nous étions - car il est amour; et cette forme d'"amour sans autre raison que l'amour", c'est la "grâce" (voir aussi vv.8-9).   
σεσωσμενοι - sauvés: C'est de la "colère de Dieu" (v.3) que nous sommes "sauvés".
Ce verbe, "σωζω sō dzō" (employé aussi au v.8) résume l'ensemble des trois verbes qui décrivent la nouvelle condition du chrétien (vv.5-6): il "nous a vivifiés ensemble", "nous a ressuscités ensemble, et nous a fait siéger ensemble".
Ces trois expressions peuvent donc être comprises (voir ci-dessus la note sur "νεκρους"):
- soit comme une description de l'expérience du croyant qui est entré dans une vie nouvelle dans la communion avec le Christ. Ces expressions représenteraient alors la réponse à la "mort" comme une mort spirituelle;
- soit, de manière plus juridique, comme une description d'un statut devant Dieu et une représentation de la "mort" comprise comme une condamnation à mort.
Il faut en outre noter que les réalités dont parle Paul sont vraies pour le croyant en vertu de son union ("ensemble") "avec le Christ", son représentant, son "avocat", devant Dieu (voir 1Co 1,30; Ga 2,19-20). 
 
Verset 6.
και συνηγειρεν και συνεκαθισεν εν τοις επουρανιοις εν χριστω ιησου
et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait siéger ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus
και συνηγειρεν και συνεκαθισεν - et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait siéger ensemble: Paul souligne à nouveau, par la double répétition "και... και" d'une part, et l'utilisation du préfixe "συν" d'autre part, le double lien qui unit les croyants à Jésus Christ d'une part, et celui qui unit les croyants d'origine juive et non-juive (donc tous les croyants) d'autre part
On notera que cette double répétition se retrouve fréquemment chez Paul; ainsi par ex. dans cette épître en 3,6.
εν τοις επουρανιοις - dans les lieux célestes: C'est-à-dire (voir ainsi en 1,3) la sphère dans laquelle "le Christ Jésus" est entré par sa Résurrection, son Ascension et sa session à la droite de Dieu (voir 1,20). C'est là qu'il exerce son règne actuel, et là que se joue ce qui se passe dans les coulisses de l'histoire des hommes (6,12). Bien qu'ils vivent dans le monde présent, les chrétiens - en ce qu'ils sont unis au Christ (voir 1Co 1,30) - bénéficient déjà des bénédictions du monde à venir (1,14).
Dans un contexte où les puissances célestes mauvaises ont une grande importance, Paul rappelle que le Salut a aussi des conséquences dans "les lieux célestes", lieu d'où agissent ces puissances.  
• εν χριστω ιησου- dans le Christ Jésus:
Rappel: Lorsque Paul écrit "dans le Christ" (voir par ex. ci-après vv.7;10), il signifie "par <notre> union avec le Christ".
 
Verset 7.
ινα ενδειξηται εν τοις αιωσιν τοις επερχομενοις τον υπερβαλλοντα πλουτον της χαριτος αυτου εν χρηστοτητι εφ ημας εν χριστω ιησου
afin qu'il montrât dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus.

Verset 8.
τη γαρ χαριτι εστε σεσωσμενοι δια της πιστεως και τουτο ουκ εξ υμων θεου το δωρον
Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous - c'est le don de Dieu -
τη ... χαριτι- par la grâce: Voir ci-dessus, v.5 et note.
σεσωσμενοι - sauvés:Voir ci-dessus, v.5 et note.
δια της πιστεως - par le moyen de la foi:Voir Rm 3,21-31 et notes à cette page; 2Tm 1,9.

Verset 9.
ουκ εξ εργων ινα μη τις καυχησηται
non pas les réalisations - afin que personne ne se glorifie;
ουκ εξ εργων - non pas les réalisations:Opposition très forte entre "ουκ εξ υμων" et "ουκ εξ εργων" d'une part, et "θεου το δωρον" On notera en effet la structure très forte de cette phrase - hélas disloquée par la mise sous forme de versets ultérieurement à sa rédaction, faut-il le rappeler? - qui met en valeur le terme central de la structure concentrique (A X A'):A: "ουκ εξ υμων"
X: "θεου το δωρον"
A': "ουκ εξ εργων"afin d'amener le lecteur à la conclusion suivante: le Salut provient intégralement de Dieu. Il n'est ni le résultat d'une œuvre humaine ("ουκ εξ εργων"), ni la récompense d'un mérite ("ουκ εξ υμων"); il est le don que Dieu fait ("θεου το δωρον") à celui qui a foi en Jésus Christ ("εν χριστω ιησου", v. 6).
 
Verset 10.
αυτου γαρ εσμεν ποιημα κτισθεντες εν χριστω ιησου επι εργοις αγαθοις οις προητοιμασεν ο θεος ινα εν αυτοις περιπατησωμεν
car nous sommes son ouvrage - ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l'avance afin que nous marchions en elles.
αυτου ... εσμεν ποιημα - nous sommes son ouvrage:Litt. "nous sommes sa fabrication"; le verbe "ποιεω poieō" d'où dérive ce substantif "ποιημα" a un sens très concret; on pourrait donc traduire "nous sommes l'œuvre de ses mains"!
οις προητοιμασεν ο θεος - que Dieu a préparées à l'avance:On retrouve ici le thème du plan de Dieu etde l'élection (1,3-14), appliqué ici non plus au Salut mais à la vie que nous devons mener, et au service auquel Dieu nous appelle.
Le Salut entraîne une transformation réelle de celui qui croit, et qui vivra donc ce que Dieu veut.
ινα εν αυτοις περιπατησωμεν - afin que nous marchions en elles:C'est-à-dire "afin que nous les accomplissions".
Cette nouvelle façon de vivre (voir note précédente), de "marcher", s'oppose à l'ancienne (le même verbe "περιπατεω peripateō" est employé au v.2 pour l'évoquer).
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• Ép 4,1-16

C’est une sorte de testament spirituel que l’Apôtre Paul, en prison « à cause du Seigneur » (il vaudrait mieux traduire « pour le Seigneur », ou encore « en communion avec le Seigneur »*), adresse aux Éphésiens.

« Descendu » sur la terre et jusqu’à l’abîme de la mort, « monté » au ciel où il est désormais à la droite de Dieu, le Christ a pris en charge l’univers entier pour en faire une création nouvelle. Il distribue à chacun les dons multiples de l’Esprit.
Que les disciples du Seigneur, fidèles à la grâce qu’ils ont reçue, vivent dans l’unité du Corps dont le Christ est la Tête et que chacun, selon sa vocation, travaille activement à sa cohésion.
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* εγω ο δεσμιος εν κυριω – Littéralement : εγω – moi ; ο δεσμιος – le prisonnier ; εν dans ; κυριω – le Seigneur.
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Sur ce texte:

• Sur les épîtres, sur Saint Paul et ses épîtres, sur l'épître aux Éphésiens, voir ci-dessus. 
• Sur Ep 4,1-16:

C'est un seul peuple que Dieu a créé en unissant par leur foi Juifs et non-Juifs dans l'union avec Jésus Christ (2,11-22); et ces croyants sont appelés à être "remplis de toute la plénitude de Dieu" (3,19). 
C'est pourquoi Paul les appelle à conserver cette unité (4,1-6) et à grandir dans celle-ci (7-16) jusqu'à parvenir à la "plénitude qui vient du Christ" (13)
Paul exprime l'unité à préserver dans l'humilité et l'amour (1-2) au moyen d'une confession de foi en sept points, qui s'enracine dans la révélation du Dieu trinitaire (4-6). La croissance dans l'unité (7-16), qui passe par le respect du rôle de chacun et vise la pleine maturité de tous, est rendue possible par les hommes que le Christ a donnés à son Église pour l'approfondissement de la connaissance de la vérité:
- les apôtres, dont le rôle a été fondateur;
- les autres serviteurs, dont le rôle essentiel est d'être serviteurs de la Parole du Seigneur (les prophètes, les évangélistes, les pasteurs-enseignants).
Mais la vérité ne fait croître que si elle est pratiquée
- dans l'amour d'autrui (15),
- dans la communion avec Jésus Christ (16),
- et dans le souci de servir dans ce monde (12;16) d'une manière digne de l'appel qu'on a reçu (1).


Traduction et notes:


Verset 1.
παρακαλω ουν υμας εγω ο δεσμιος εν κυριω αξιως περιπατησαι της κλησεως ης εκληθητε
Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de l'appel dont vous avez été appelés,
ο δεσμιος εν κυριω - le prisonnier dans le Seigneur:
- εν κυριω -dans le Seigneur:Voir l'introduction au passage.
En se présentant encore une fois comme "prisonnier dans le Seigneur" (3,1;13;6,20), Paul se donne implicitement en exemple à ses lecteurs: il montre jusqu'où doit aller la consécration au service de Dieu; et il souligne que c'est bien par la puissance de Dieu qu'il peut accomplir son ministère.

Verset 2.
μετα πασης ταπεινοφροσυνης και πραοτητος μετα μακροθυμιας ανεχομενοι αλληλων εν αγαπη
avec toute humilité et douceur, avec longanimité, vous supportant les uns les autres dans l'amour;
 μετα μακροθυμιας- avec longanimité: Le terme français "longanimité" est le "calque" d'origine latine du terme grec "μακροθυμια"; il désigne une forme particulière patience, explicitée en quelque sorte par les deux termes précédents "ταπεινοφροσυνη"et "πραοτης" - "humilité" (litt. "âme humble") et "douceur".

Verset 3.
σπουδαζοντες τηρειν την ενοτητα του πνευματος εν τω συνδεσμω της ειρηνης
vous appliquant à garder l'unité de l'Esprit par le lien de la paix.
την ενοτητα του πνευματος- l'unité de l'Esprit:L'unité est donnée par l'Esprit, et elle se fonde sur la paix instaurée par le Christ (voir 2,11-22) entre les différentes catégories de personnes qui composent la communauté (voir Col 3,15).
τηρειν την ενοτητα του πνευματος εν τω συνδεσμω της ειρηνης- garder l'unité de l'Esprit par le lien de la paix:L'unité est présentée comme un lien, quelque chose à garder plutôt qu'à construire (v.13).
Deux dangers menacent l'Église: la discorde et les fausses doctrines.
C'est pourquoi l'Apôtre va encourager les croyants à garder l'unité dans l'Église en adoptant une attitude adéquate (vv.1-3) et en s'attachant à l'enseignement des serviteurs de la Parole (vv.11-15), pour que chacun contribue par son service à la croissance de la communauté dans la foi et l'amour.

Verset 4.
εν σωμα και εν πνευμα καθως και εκληθητε εν μια ελπιδι της κλησεως υμων
Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel.

 

  


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